La Sardaigne

La Sardaigne

15 Octobre 2017

7 jours

1065 km

Dernière étape de ce road-trip (et oui déjà !), la Sardaigne nous offrira des décors, parfois insolites, mais toujours magnifiques. Nous partirons également sur les traces des premiers habitants de l’île et de leurs étonnantes habitations. Un peu de sport aussi pour profiter encore de ce cadre estival avant le retour à la grisaille. Nous ferons enfin une rencontre inattendue au détour d’un virage, rencontre qui va passablement bouleverser nos plans à court terme…et à long terme.

Sant’Antioco

On commence par un petit tour sur l’île de Sant’Antioco avec comme idée de faire un peu de windsurf, mais le vent (ou l’absence de vent) en décidera autrement. On se promène donc un petit peu sur l’île, notamment vers le Nido Dei Passeri(nids des moineaux), une jolie falaise qui tombe à pic dans la méditerranée.

Recherche spot dodo

On décide de se trouver un spot dodo pas trop tard pour une fois, le premier essai  au bord de l’eau ne sera pas le bon car visiblement bien connu et du coup très fréquenté…Pas grave, car la deuxième tentative nous amène sur une petite plage au bout d’une route, c’est le spot idéal, cadre plus que sympa et tranquille !

Mini-désert

Le lendemain, on part pour l’immense plage de Piscinas avec ses dunes de sables. L’endroit est plutôt sympa et on ne résiste pas à une petite baignade dans les eaux turquoises !

La Costa Verde

On continue vers le nord par cette belle région et ses décors de carte postale.

Su Nuraxi

On s’enfonce ensuite dans les terres pour aller visiter les restes de ce village nuragique, vestiges plutôt bien conservé d’une très ancienne culture sarde.

Datant d'environ 1660 av. J-C, le village s’articule autour du Nuraghe, sorte de place forte dont la fonction précise reste à ce jour un peu floue… place forte, réserve de nourriture, lieu de rencontre ou de culte. La particularité la plus marquante est l’architecture du lieu : les bâtiments ronds construits avec des blocs de pierre de toutes tailles.

Une arche à la mer

Après une nuit en camping, on continue notre remontée vers le nord avec un petit crochet par l’arche calcaire di S’Archittu.

Bosa

On arrive à Bosa pour emprunter la route côtière qui rejoint Alghero.

Étendage à roulettes

Bob est en mode sèche-linge après la lessive au camping.

Une histoire de chien

La rencontre

Et c’est donc là, sur cette route entre Bosa et Alghero, que le cours normal de notre voyage va se trouver un petit peu chamboulé : on avait faim depuis un petit moment donc en voyant ce bout de parking désert avec cette belle vue on se dit que c’est le spot idéal pour casser la croute. On ne se doutait pas qu’on ne serait pas vraiment seul…

Il était là, seul au milieu des déchets, passant la journée à attendre que les touristes veuillent bien lui donner quelque chose à boire ou à manger.

On adore tous les deux les animaux et voir ce chien vivre dans ces conditions, c’était vraiment terrible ! Du coup on décide de passer un peu de temps avec lui, on lui donne à manger et à boire, on lui fait des grosses papouilles car il adore ça !

Un peu plus tard un couple d’allemand arrive sur le parking (avec un beau T6 rouge et blanc soit dit en passant 😉), ils amènent des croquettes pour le toutou car ils l’ont vu quelques jours auparavant et eux aussi voulait l’aider un peu. On discute pas mal et ils nous disent qu’il existe un refuge à Olbia qui s’occupe pas trop mal des chiens (ce qui est loin d’être le cas de tous apparemment) et qui travail avec une association allemande qui les aide à les placer dans des foyer en Allemagne. Malheureusement personne du refuge ne peux venir chercher le chien car ils manquent de bras, et nos nouveaux amis allemands ont un ferry à prendre au sud. Nous par contre, Olbia on y va justement ! Bon c’était pas prévu pour tout de suite vu que c’est notre destination finale, mais bon, après tout, c’est pour la bonne cause… On décide donc d’embarquer le chien avec nous pour l’amener au refuge, mais voilà, impossible de le faire monter dans Bob, sa dernière expérience en la matière ne lui à certainement pas laissé un bon souvenir... L’après-midi est déjà bien avancée et on décide finalement de rester sur place et de passer la nuit ici, on retentera le lendemain.

On reste là

Le spot est pas idéal car en bord de route mais la vue est top et au final, il y a très peu de circulation.

Une histoire de chien

Tête de mule

Au petit matin, plus de trace du chien, il est partis pendant la nuit. On prend le petit dej’, on range Bob, on fait la vaisselle, on attend un peu… toujours pas de chien. Bon, tant pis, on lui aura donné sa chance. On décide de partir, un peu tristes quand même, et c’est au moment de démarrer le moteur qu’on le voit arriver sur la route en trottinant peinard. Si c’est pas un signe ça, on y connait rien ! On essaie donc encore de l’amadouer avec de la nourriture et des gros câlins, mais rien n’y fait, impossible de le faire se rapprocher à moins de 2 mètres de Bob… C’est un peu dépités qu’on décide de partir faire un petit tour dans la région et de revenir une dernière fois en fin de journée pour lui laisser une ultime chance.

Nettuno 

On se décide pour les grottes de Nettuno un peu après Alghero. L’accès par les terres est impressionnant mais pas vraiment "Panda friendly" : plus de 600 marches (aller) à flanc de falaise. On peut aussi y accéder par bateau, on essaye en suivant des écriteaux, mais en arrivant tout est fermé. Le guide dit qu’il y aussi des départs d’Alghero mais bon c’est deux fois plus cher et on est pas plus motivé que ça.

Une histoire de chien

Dernière chance

De retour sur le parking notre ami à quatre pattes est toujours là, il revient nous voir tout content en remuant la queue comme il le fait avec chaque voiture qui s’arrête, en espérant avoir à manger. Nouvelles tentatives, nouveaux échecs… dur dur. On essaie depuis deux jours et il faut bien qu’on continue notre voyage alors on tente le tout pour le tout : on le choppe au milieu d’une papouille et on le porte dans Bob. Il est un peu traumatisé par la manœuvre mais il se laisse plus ou moins faire.

Une histoire de chien

Le refuge

On contact l’association allemande et ils nous disent qu’on peut l’amener au refuge, quelqu’un nous attendra... ça fait un peu de route mais tant pis, au moins on aura fait une bonne action. On arrive au refuge vers 22h, il est surpeuplé et ça fait peine à voir mais l’équipe à l’air sympa. On se sépare donc du chien, l’ambiance est un peu à la déprime car c’est pas vraiment des conditions idéales pour lui et c’est avec un petit (voir même un gros) pincement au cœur qu’on reprend la route…

Dada

Direction le petit village d’Orgosolo pour faire une petite rando à cheval dans les montagnes alentours. Les paysages sont magnifiques, on se promène au milieu d’une antique nécropole ou les tombes sont creusées dans de gros rochers. On croise aussi des chevaux sauvages, d’ailleurs les chevaux que nous montons sont d’anciens chevaux sauvages de la région.

San Teodoro

On remonte ensuite au nord pour passer nos derniers jours tranquille au camping San Teodoro. Camping sans trop de charme mais bien situé au bord de la mer et avec location de matériel de Windsurf.

Une histoire de chien

Et pourquoi pas ?

Les vacances continuent, mais on pense souvent au chien les jours suivants. La fait est qu’on aime tous les deux les chiens, qu'on en a déjà eu plusieurs par le passé et que ça fait déjà un petit moment que l’idée d’en adopter un nous trottait dans la tête. Et ce qui devait arrivé arriva, après pas mal de discussions sur le pour et le contre, on se dit qu’on pourrait tout à fait lui offrir une belle vie à nos côtés, c’est décidé, on l’adopte !

Un dernier tour sur l'eau

On passe deux jours sympa dans le camping, Pello peut même s’offrir une dernière petite session de windsurf bien cool !

F I N

Et voilà, les vacances sont déjà finies, on entame notre dernier trajet pour revenir à la maison. On prend le ferry d'Olbia à Gênes et on rentre directement par le tunnel du Mont-Blanc. Bilan de ce deuxième road-trip : et bein on adore toujours autant ce mode de vacances ! On est tout de même content de rentrer chez nous, et il faut maintenant préparer l’arrivée de notre compagnon.

Une histoire de chien

Epilogue

Ce n’est que plusieurs semaines après notre retour, le 17 novembre, que rendez-vous est pris avec l’association allemande pour aller chercher le chien. Il est rapatrié avec trois autres chiens en avion et c’est à l’aéroport de Munich que nous le retrouvons enfin ! C’est une nouvelle vie qui commence pour lui (et pour nous).

Il va falloir repenser un peu l’organisation des prochains road-trip, car c’est officiel, nous avons un nouveau compagnon, il s’appelle Eko !

Hé pssst, laissez nous un p'tit mot !

4 commentaires sur “La Sardaigne”

  1. Avatar Balloon dit :

    Heu… je suis le seul à me rendre compte que vous avez capturer un animal sauvage pour le mettre en captivité. Ce dangereux prédateur avec ses canines acérées qui va surement me sauter dessus et me recouvrir de bave…
    Mais je dois avouer que c’est une belle histoire et vous félicite pour la dévotion que vous avez pour cette bête féroce.
    (pour ceux qui ne le savent pas, je n’aime pas les chiens)

  2. Avatar LaBash dit :

    Magnifique. Pour un peu vous me tiriez les larmes aux yeux. Pis avec votre histoire de cabot on zappe tout le trip Sardaigne, c’est du propre. Et z’avez même pas gardé Stracciatello pour le nom du chien. Quelle déception, j’étais si fier de ma trouvaille. Il y a une explication poétique à son nouveau patronyme et c’est un pied de nez à sa manière de vous répondre lorsque vous flatulez bruyamment? On se réjouit de le voir, il est superbe!

  3. Avatar Karin dit :

    Trop beau voyage et trop bel épilogue, vous avez ramené le meilleur souvenir de vacances

  4. Avatar Emma dit :

    Quelle aventure, et ça ne fait que commencer !

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