Auvergne

Auvergne

Avril 2017

4 jours

1300 km

Ça y est, le premier long weekend de l’année est là, et après plusieurs programmes qui sont tombés à l’eau, c’est un peu à la dernière minute qu’on se décide pour l’Auvergne. On ne veut pas aller trop loin, mais on veut du beau temps et côté suisse, c’est pas gagné…C’est donc le jeudi midi qu’on se décide, après avoir contemplé pendant un bon moment le rayon des guides touristiques de la Fnac. Et c’est finalement les photos des volcans tout vert auvergnats qui nous déciderons !

On partira vendredi matin et pas jeudi soir histoire de pouvoir préparer un minimum notre trip et de pas être totalement à l’arrache (oui on aime bien planifier nous…).​

Le Puy-En-Velay

Première étape de ce mini-trip, avec ces édifices religieux perchés sur des rochers. On commence notre visite par l’un d’eux, la chapelle St-Michel.

Jolie vue

De là-haut, on a une jolie vue à 360°C sur les alentours, notamment sur le rocher Corneille et la cathédrale Notre-Dame.

Retour dans le passé

On est ensuite parti faire un petit tour dans la cité épiscopale toute proche pour découvrir ces vieilles ruelles et bâtiments d’époque, ambiance médiévale garantie.

Bon c’est pas tout mais on à rien mangé de la journée et ça commence sérieusement à se ressentir, direction donc le supermarché du coin pour faire quelques courses. Après ce bref retour obligé à la vie quotidienne, départ pour le lac d’Issarlès où nous passerons la nuit. On arrive en fin d’après-midi, on tourne un peu pour trouver un spot sympa, une petite route bordée de champs qui monte au-dessus du lac nous fait bien envie car la vue est magnifique mais après discussion avec un sympathique paysan du coin, il s’avère que le proprio de ces terres n’est apparemment pas très amical avec les campeurs…

Pas de vue mais tranquille

Tant pis, la vue sur lac sera pour une autre fois, on s’installera donc dans un petit coin de forêt tranquille un peu plus loin.

Un peu de détente

Au programme de la fin de journée, apéro-jeux, on n’a pas à se plaindre.

Réveil sportif

Le lendemain matin, petit tour à vélo autour du lac pour se réveiller.

Au moment de repartir, on se rend compte qu’on est passé à côté d’un des sites qu’on voulait voir, le ravin de Corboeuf qui est à côté du… Puy-En-Velay… Bon bein voilà c’est les aléas des itinéraires faits un peu à l’arrache. En même temps on n’est pas si loin, on n’est pas pressé donc retour sur nos pas… Enfin plutôt sur nos traces (attention humour). Direction donc le village Rosière pour découvrir la curiosité géologique locale, décrite dans le guide comme le colorado français (bon sur ce point, bien que le site soit effectivement beau, la comparaison est peut-être légèrement exagérée…).

Des milliers de fleurs

En route on profite des paysages, notamment des immenses champs dans lesquelles fleurissent des milliers de jonquilles, splendide !

Le ravin de Corboeuf

Le site est bien indiqué, il y a même un parking avec WC et cartes des itinéraires à faire pour découvrir le coin, sympa ! Petit bémol, les sentiers VTT indiqués sur la carte ne passent malheureusement pas par le fameux ravin de Corboeuf contrairement aux sentiers pédestres, on s’en fout, on ira quand même à vélo. On atteint rapidement un point de vue sur le ravin situé sur un petit pont, mais la vue n’est pas vraiment terrible depuis là.

On grimpe...difficilement

Après un petit pic-nic avec vue, on continue l’ascension, et on comprend soudain pourquoi le sentier n’était pas indiqué pour les VTT : ça monte pas mal et le sol est recouvert de pierres relativement grosses donc un peu galère à rouler. La redescente est plutôt sympa et roulante (quoiqu’un peu trop étroite pour Tata) et nous ramène directement au parking.

Le viaduc de Garabit

La prochaine étape nous amène autour des gorges de la Truyère, pour voir ce bel ouvrage. La vue depuis le pont de la D909 qui enjambe la Truyère est vraiment sympa et on peut s’arrêter facilement de chaque côté pour l’admirer.

Le viaduc de fer forgé, d’acier et de fonte, construit par un certain Monsieur Eiffel entre 1880 et 1884 fût en quelque sorte un premier jet avant la construction d’une tour qui portera son nom (fin du plagiat de Wikipédia).

La vue plus en hauteur et en perspective du viaduc depuis la D13 vaut également le détour, par contre très peu de place pour s’arrêter sur la route qui n’est pas bien large (nous on était plus ou moins tout seul donc pas trop de soucis).

Il fait gris, mais c'est joli

On part ensuite pour le belvédère de Mallet pour profiter de la très belle vue sur les vallées de la Truyère et du Bès.

Le château d’Alleuze

Dernière étape du coin, qui pour être exact est plus la ruine du château d’Alleuze. L’endroit possède cependant un charme indéniable et avec un peu d’imagination, on peut facilement se retrouver au XIVème siècle (date de sa construction) avec un Godefroy le Hardi hurlant après sa fripouille (Ok ok pour les pénibles de services ça joue pas au niveau des dates, on s’en fout c’est de l’humour).

Toujours pas de vue

On décide de rejoindre la prochaine étape : le lac Pavin, parce que oui, on veut absolument le trouver ce spot avec vue sur lac ! On arrive à destination en même temps qu’un magnifique coucher de soleil sur le massif du Sancy, du coup, nouvel objectif : trouver un spot coucher de soleil (tant pis pour le lac, de toute façon c’était pas possible de se poser au bord)! Après avoir crapahuté un bon moment en quête du fameux spot, on se résigne, trop de forêt = pas de vue.

C’est sympa aussi les spots forêts (surtout quand il faut sortir au milieu de la nuit pour faire pipi à la frontale et qu’on se remémore forcément, à ce moment là, tous les films glauques et autres épisodes d’X-Files… vous voyez surement ce qu’on veut dire, non ?).

Le lendemain matin, pour résumer : gris, froid, pluie. Bon bein le tour du lac ça sera pour une autre fois… ou pas. On décide donc de bouger un peu plus au nord pour chercher le soleil (hein ? au nord pour chercher le soleil ? mais ils ont rien compris ces deux là !). Oui ok c’est pas logique mais c’est là qu’on veut aller pour voir les volcans tout vert de la carte postale alors on y va… et on a eu raison ! Enfin, pas tout de suite c’est vrai, le soleil c’est un peu fait désirer. Beaucoup désirer. Du coup, plan de secours à l’arrache : Vulcania.

Vulcania

On ne connaissait pas grand-chose de Vulcania, à part le nom, et pour le coup, on ne savait pas vraiment à quoi s’attendre. En résumé ça donne ça:

1ère impression

 le parking blindé, ça commence mal.

2ème impression

les caisses, personne, étrange mais tant mieux.

3ème impression

le prix du billet (sans guide) : 27 euros par personne, ha ouais quand même !

4ème impression

put*** qu’est-ce qu’on fait là ?! Ha oui la pluie…

Pour résumer, les attractions qu’on a essayées nous ont vraiment parues d’un autre âge,  les effets spéciaux et autres contenus multimédia étaient dépassés (n’importe quelle salle de cinéma 4DX fait mieux que ça). Sans parler du monde et des longues, longues mais alors très looooongues files d’attente pour les quelques minutes d’attraction. Honnêtement, si vous avez des gosses, alors éventuellement pourquoi pas, et encore (nous on est définitivement pas prêts hein ^^), mais sinon : fuyez, pauvres fous !

Le Puy Pariou

Heureusement le soleil tant attendu a fini par se montrer en début d’après-midi, c’est tout ce qu’on attendait pour partir à la découverte de l’un des nombreux Puy de la région. On tombe assez vite d’accord sur le fait qu’on n’irait pas sur le Puy de Dôme, parce que ça ressemble quand même vachement à une petite usine à touristes et qu’on avait déjà bien donné le matin ! On se décide donc pour le Puy Pariou tout proche.

La vision du parking des départs de rando nous rappelle vite que c’est le weekend de Pâques, qu’on est dimanche et qu’il fait beau : c’est blindé ici aussi… Allez, c’est pas dramatique on va jouer les gens civilisés encore un moment. Tata à un petit coup de mou et soudain l’idée de monter une pente ne fait plus trop envie, Pello ira donc tout seul.

Le côté civilisé n’aura pas duré longtemps au final car les chemins de rando qui montent sur les Puys sont interdits aux VTT !  Tant pis, décision est prise : F*** la civilisation, on a rien vu. Mais c’est un peu dur à ignorer vu que des panneaux vous rappellent gentiment à intervalle régulier que vous êtes un dangereux hors la loi.

La montée se passe quand même super bien, le chemin est vraiment sympa, un tout petit chouilla technique, et la cohabitation avec les promeneurs est très bon enfant car ça les fait plutôt bien marrer de me voir suer ici.

Trouvé !

Le soir, on trouve enfin notre spot de rêve : au bord de l’étang de Pirot, à l’endroit appelé le rond des pêcheurs. On arrive pile poil à l’heure de l’apéro, on sort la table, on se pose au bord de l’eau, et là, on est bien !

Des voisins sympas

A quelque pas de là se trouve un vieux chêne magnifique, un des plus vieux du coin si l’on en croit les dires d’un pêcheur de la région. Nous avons aussi une petite taupe hyper active pour nous tenir compagnie.

Une belle nuit

Après un bon repas, une petite séance de projection aux airs de ciné-lac (les genevois comprendront) s’impose, c’est la classe. On profitera aussi de cette belle nuit étoilée pour faire quelques photos et on se prend à rêver de revoir des aurores boréales… mais non bien sûr, on n’aura « que » les étoiles pour nous éclairer et c’est déjà pas si mal

La forêt de Tronçais

Le matin du dernier jour, on bouge de quelque kilomètres pour se poser au rond du gardien qui sera notre point de départ pour l’exploration de la forêt. Notre but étant de partir à la recherches des fameux chênes tri-centenaires qui peuplent la forêt (malheureusment la plupart sont en fin de vie et sont en piteux état…).

La forêt de Tronçais, « petit » coin de paradis végétal qui s’étend tout de même sur plus de 10’000 hectares et qui a la réputation d’être la plus belle futaie de chêne d’Europe (2ème plagiat Wikipédia). La forêt possède aussi de nombreux étangs  pour une surface totale de 130 hectares. Il ne faut pas hésiter à sortir des grandes lignes droites sans fin pour découvrir les petits sentiers qui ont quand même beaucoup plus de charme !

Hé pssst, laissez nous un p'tit mot !

2 commentaires sur “Auvergne”

  1. Avatar LaBash dit :

    Pas si mal pour un weekend last-minute. Beau-Frère, le gin tonic au Tanqueray, je note et j’approuve! L’art de vivre, merde.

  2. Avatar Emma dit :

    Merveilleux coins de nature, toute proche , Merci ! Avec des petits bonjours joyeux sur l’autoroute du départ !

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